Deuxième partie: la guerre
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Si quelques marques, telles que Norton ou Matchless, fournissent des motos à l'armée (plus de 400 000, dont certaines se vendirent chez Garreau après guerre), il n'en n'est pas de même pour Vincent à Stevenage... L'usine avait anticipé une augmentation de sa productivité dès 1938-39 en achetant de nouvelles machines. Donc des contrats avec le ministère de la guerre furent remplis en fabricant des corps de rockets et des composants pour l'aviation, ce qui donna énormément de travail pour l'effort de guerre... par conséquent, l'usine garda la majeure partie de ses employés «clefs», sauf George Brown qui ira travailler chez Percival Aircraft, et Bill Clarke, un ingénieur très important, directeur de la société, qui s'engagea dans une unité de bombardier... |
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Bill Clarke |
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Vincent avait-il pour autant mis de côté ses rêves de motos ?...et bien non ! Il avait dès 1942 conçu une moto révolutionnaire qui rappelle les dessin de la Elf, mais qui servira les projets d'après guerre. |
Dessin visionnaire de la moto d'après guerre, 1943
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Cette moto avait été conçue avec un corps en aluminium, mais un dessin nouveau fût publié en 1943 dans Motor Cycling... C'est à cette époque que PCV avait convaincu le ministère de la guerre, d'équiper un bateau de sauvetage (destiné à être balancé d'un avion en Atlantique) de son petit moteur deux temps en le développant, afin qu'il consomme peu pour voguer plus de 500 miles...
C'est Phil Irving, qui rappelé par PCV au milieu de 1943, conçût ce moteur, un trois cylindres à six pistons opposés à l'horizontale, refroidi par eau... Malgré les essais répétés, la commande finale n'arriva jamais, d'où grosse déception... il essaya de concevoir une moto pour ce moteur. Ils firent aussi une voiture légère, dont la carrosserie employa les techniques de bois du Mosquito, chasseur bombardier fameux... 1943 est aussi l'année de la mort de Bill Clarke; lourde perte humaine mais aussi pour la «Company», surtout pour Vincent qui y trouvait un allié pour ses idées novatrices... il faut savoir que la famille Clarke était majoritaire en part de la société... peu d'années après la mort de Clarke, la famille revendit ses parts... Mais Vincent voyait arriver la fin de la guerre et annonçait les nouvelles motos au public, surtout que la RAF avait gagné la bataille des airs en fin 43 donc que le ministère avait relevé l'usine de ses obligations... Dès le début 1944, la série A avait tellement évolué qu'elle pouvait s'appeler la série B ...on annonça sur les publicités, Phil est un rêveur génial ! |
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affiche publicitaire 1943 pour la post WAR |
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pub de guerre |
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La fin de la guerre verra donc une usine intacte, ce qui n'est pas forcément un avantage, avec des hommes qui rêvent de nouvelles routes où les engins qui doivent y évoluer peuvent et doivent être rapide... Là , Vincent est encore trop en avance... La nouvelle Rapide n'est pas encore construite en 1944 mais PCV avait déjà une idée précise de ce qu'il voulait et écrivait : « Mon but est de produire une machine aux dimensions compactes, avec un poids raisonnable et capable de parcourir un kilométrage (mileage) important à une vitesse supérieure à 160 Km/ heure, sans vibrations, sans effort ni bruit agressif. J'ai pensé facilité de conduite, bonne tenue de route et bonne maniabilité, freinage puissant, confort et aussi à beaucoup d'éléments originaux qui facilitent l'accessibilité et l'agrément de propriétaires enthousiastes... » Donc il allait développer les principes établis sur la série A mais en les poussant très loin... |
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the roads of the future la légende... l'ère Irving d'après-guerre |
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En 1946, voit la naissance de la première concession US, à Philadelphie... La nouvelle Rapide est la série B, un bloc moteur, le premier bloc anglais, avec filtre intégré, magnéto , dynamo de 50 watts et délivre la puissance de 45 chevaux à 5300 tours/minutes et capable de près de 180 Km/h... comme le montre cette publicité de 1946, le dessin du réservoir est encore très « A », qui reprend ou précède le titre de Graham Walker, editor de « Motorcycling », qui l'essaya peu après sa première sortie : le petit grand twin , en raison de sa taille plus que raisonnable... |
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Donc, on se trouve à la fin d'une guerre qui a mis à genoux l'Europe et d'autres , donc encore sous la menace de disette économique... |
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Cette machine arrive en tant
que « superbike » du moment dans un marché difficile, on peut commander les
motos avec un side, monté en usine et facilement détachable... La fourche
est une Brampton ici une Rapide B aux carters de distri « early » |
| et voici le prototype essayé pour la première fois par avec Arthur Brown, éditeur de la revue « The Motor Cycle » au guidon et PCV qui regarde : |
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Puis la première B, avec Irving et Vincent |
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La compagnie est donc la
première a proposer des motos civiles en Avril 1946 : la série B des Rapide.
Cette machine était totalement novatrice : design « monocoque », premier
bloc moteur pour une anglaise avec filtre à huile,
suspensions avant et arrière fixées au réservoir d'huile, lui même caché par
le réservoir d'essence, double carburateur, sortie d'échappement face à la
route et non plus vers l'arrière, trois béquilles dont deux latérales
(droite et gauche) etc.... Vincent assoit sa réputation et se fait remarquer
aux USA... Rêveur et fou de machines d'exception, il met sur un marché exsangue cette moto, la série B, dont la plupart va être exportée, notamment en Argentine, le pays où est son père vivant dans son hacienda. Certaines de ces machines équiperont la garde motorisée des Peron (Evita)... |
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les moteurs des Rapide ont le symbole F10AB/1. Ci dessus le moteur 998 en éclaté |
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moteur de série B |
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Très optimiste, malgré les restrictions, sur le succès de sa production, l'usine déménage ou plutôt trouve à Stevenage des locaux supplémentaires et plus vastes, propres à une production plus efficace, en plus c'est proche d'une belle route d'essai : la Great North Road . |
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Le montage en usine des séries B, quasi artisanal tout de même...
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1947-1948 C'est l'année où l'usine embauche les nouveaux employés après une annonce dans « The Motorcycle », à laquelle répondit Ted DAVIS (décédé depuis peu) , qui avait couru sur Vincent avant guerre... l'usine ne pu fournir ce qu'elle promettait, assez tôt , d'où frustrations diverses, il fallait produire et il y eût peu de machines livrées au printemps 47, mais les décrets du Gouvernement obligeait à exporter la majorité des motos produites... C'est aussi l'année où une Rapide B fut engagée au Clubman's TT, cette machine fût essayée par Vincent lui même peu de temps avant pour la préparer, et causa un grave accident après une casse du pignon de seconde.... George Whittaker, en était le pilote, mais il ne pu se qualifier, certainement par un manque de sérieux remarqué par la presse |
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La Rapide B de Whittaker au Clubman TT, sans la pompe mais en silencieux ! |
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C'est probablement cette machine qui envoya P. Vincent au tapis, avec de sérieuses blessures et mit fin aux essais de Vincent sur ses propres machines, en plus c'est une banque qui remplace la famille Clarke, et lui impose un « managing director » qui est un frein à sa créativité... beaucoup de frustrations cette année là ! Les problèmes mineurs techniques furent résolus (le coup du pignon ayant été un accident unique), mais les utilisateurs écrivaient ... On teste la bête: la première monte à 90 Km/h, la seconde à 138 Km/h, la troisième à 158 mais on explique souvent qu'il est difficile de trouver une route pour profiter de la vitesse maximum... on arriva quand même à 114 miles/h... la presse était conquise mais .... |
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Voici quelques B Rapide : |
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une rapide B au rallie de France 2005, le propriétaire s'appelle Vincent !!!
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| Les premières Shadow, sont apparues grâce à l'absence du patron, c'est la RAPIDE issue d'une préparation course au départ faite pratiquement à l'insu des gestionnaires, et une machine connue sous le nom de Gunga Din (livre de la jungle). |
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Cette moto, Gunga Din, pilotée par George Brown qui remporta quelques succès |
| Donc fin 1947 on planche et la première Black Shadow est livrée début 1948, en février; les douze premières ont un compteur « shadow clock » en forme de boite de camembert fabriqué en exclusivité pour Vincent par Smith, pas ce que nous verrons par la suite et sont appelée Rapide Black Shadow, reconnaissable par leur moteur noir (76 ou 71 selon les sources seront fabriquées en tout), et 8 motos de compétitions (qui ne sont pas encore des Black Ligtning). |
| VOICI la première Vincent Black Shadow série B : |
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Vincent 1949 prototype black shadow
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deux photos de JRO 102, la première SHADOW, livrée en février 1948, il y eût moins de série B que de Rapide A |
| G. Barber, à droite, travaillant sur la première Rapide Black Shadow |
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| D'après Gordon Powell, Machine Registrar, il n'y eût qu'une Black Shadow B envoyée en France sous le numéro moteur F10AB/1B/799, chez Garreau en juillet 48, elle servi à la publicité de l'usine, car elle fut essayée par Moto Revue en janvier 1949 et chronométrée à 206 Km/h avec Tatave à son guidon (Gustave Lefèvre). |
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| C'est la même moto qui fut essayée par Moto Revue en 1948 et publiée au début 1949, photo de Moto Revue qui sert ici pour la publicité Garreau |
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la « 799 » Black Shadow expédiée chez Garreau ? |
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Nous avons débordé sur cette année grâce à l'apparition de la Black Shadow qui suit « Gunga Din », ce sont des séries B et il ne faut pas oublier la Meteor fabriquée à 128 exemplaires, le monocylindre de série B de la marque à fourche Brampton évidemment : |
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la météor de « Jivaro » |
une meteor de 1949 |
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L'épisode du TT, clubman de 1948 |
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George Brown qui avait gagné de nombreuses courses avec la Vincent préparée allait essentiellement courir avec Gunga Din en course de côte, il était le pilote phare de Vincent ... MAIS va jouer de malchance dans l'épisode du Tourist Trophy de 1948, où sa Rapide série B proche de la série tombe en panne d'essence à 6 Km de l'arrivée alors qu'il était en tête, il se console avec le record du tour 86 miles/h... PCV avait saisi l'opportunité du Clubman TT pour démontrer la fiabilité et la rapidité de la Rapide B, dont deux avaient été chronométrées aux alentours de 200 Km/h. Neuf des 10 machines engagées finirent ( l'autre chuta) parmi les onze premiers, et c'est Jack Daniels (ouiski ! Oups !) qui remporta le titre, et sa machine fut revendue par annonce, ce pilote n'avait jamais piloté de Vincent avant ce TT... la seconde place est aussi occupée par une Vincent Rapide. Il fallait réaliser quatre tours avec ravitaillement autorisé : |
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George Brown pousse au TT 1948 ou 1949 |
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le vainqueur du Clubman's TT 1948 : Jack Daniels |
Ted Davis au Clubman's TT de 1948 (cinquième) |
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Cette épreuve sera remportée de nouveau l'année suivante par Dennis Lammar malgré un règlement fait pour défavoriser la suprématie des Vincent qui étaient obligées de rendre la main pour finir les trois tours sans ravitaillement, puis en 1950 avec Alex Philip, et encore en 1953 avec George Douglass. 1949 vit les temps faussés par ce règlement, car Dennis Lammar, prudent, fit une moyenne inférieure de 6,5 Km/HS à celle du vainqueur de 1948, avec 122, 8 Km/h, mais Chris Horn qui s 'était « éclaté » avant de tomber en panne d'essence avait réalisé 137,7 Km/h au tour, plus rapide que le jeune Geoff Duke vainqueur du Senior TT, pendant que George Brown poussait encore victime d'une panne d'essence et d'un piston percé.. |
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Rappelons que cette année voit l'apparition de la Black Shadow, dérivée de la Rapide, toute de noir vêtue et équipée d'un monstrueux tachymètre de 15 cm de diamètre gradué jusqu'à 240Km/h (ou 150 miles) fabriqué en exclusivité par Smith. Cette machine roulait tranquilou à 160Km/h avec des pointes à 200 ! Elle détient également le record de vitesse, 241 Km/h. Elle devint dans l'esprit des motards et jusque dans les années 70 (20 ans après l'arrêt de sa production), la moto de route la plus rapide de série. |
![]() Black Shadow B |
Shadow attelée à un Steib |
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De nombreux records de vitesse mondiaux, vitesse pure et d'accélération installe cette moto dans le mythe des motos rapides, très vives qui « arrachent », dont celui de Rollie FREE, cet Américain en slip de bain, allongé sur le garde boue arrière de la moto à près de 250 Km/H sur le lac salé, dont la photo fit le tour du monde. En effet, perturbé par une prise d'air sur son équipement, et après avoir fait plusieurs essais cet homme un peu dingue enleva le record du monde et AMA, sur moto à moteur non sur compressé, dans la tenue qui suit.... |
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La moto de Rollie FREE, remarquer la fourche « enrobée », elle sera appelée Blacklightning ainsi que ses suivantes |
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Vincent de Rollie free vue droite |
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Rollie Free en 1948 à plus de 150 miles/h membre du VOC |
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Les Blacklightning étaient livrées avec les spécifications du client, certaines pour la route mais assez proches des spécifications de celle (Black Shadow spéciale) livrée à Rollie FREE: 70 cv, elle est considérée comme le prototype des Blacklightning. La Edgar « shadow », le prototype, ainsi appelée à l'usine avait été testée à 143 miles/heure par George Brown qui avait été obligé de couper à cause de la route trop courte... Les motos étaient assemblées au Spécial Assembly and Tuning Department, confié à Denis Minett dont on publia plus tard le Denis Minett note book. Ted Davis essayait la plupart des Blacklightning sur la Great North Road avant livraison. |
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D. Minett dans son atelier vers 1950 |
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NAISSANCE du Vincent Owners Club,dont les deux Phil furent présidents d'honneur. |
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La plaque machine de membre du VOC |
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Vincent et Indian C'est en 1948 , que désirant s'ouvrir le large marché des USA, que PCV fait un voyage vers ce pays, afin de développer les ventes sur un réseau presque inexistant, et au cours duquel il rencontre Ralph Rogers et d'autres responsables de l'Indian Company Motorcycles... Avec l'aide de Rodgers et de John Brockhouse, un entrepreneur anglais, il a un plan pour doubler les ventes du moins espère-t-il... Indian, après la guerre, revient avec sa « Big Chief », mais pour découvrir qu'elle est dépassée face à son rival Harley Davidson... Indian vend peu et a fait des erreurs de gestion. Donc en désespoir de cause ils veulent s'allier sur un projet commun avec Vincent : les VINDIAN, au nombre de 30, propulsées par des moteurs Vincent... Deux autres machines sont dénommées Vincent-Indians ce qui veut dire qu'elles sont des VINCENT, mais avec guidon Indian, manettes, systèmes électriques et dont les freins et boites sont aux configurations américaines Problèmes de finances chez Indian, mais résolu par Brockhouse, ce qui permet l'arrivée d'une Big Chief à Stevenage qui sert à P. Irving et Ernie Welsh. Le prototype fut essayé par George Brown qui la trouva excellente, moins lourde de 40 kg que la Big Chief, et capable de 165 Km/h. L'Indian Sales Company vit le jour, mais Brochouse fit évaluer les possibilités par deux consultants financiers qui sous-évaluèrent le travail d'Irving et la Compagnie se contenta d'importer des marques établies comme Triumph et Matchless. |
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P.Irving sur une Vindian |
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Vindian, Big Chief |
Indian et Vindian |
| C'est un rude échec qui
amène Vincent à une presque banqueroute et va
précipiter le départ de Philip Irving en Australie, qui
préfère y soigner la santé de son fils Denis,
faible des bronches... de plus Irving pense faire économiser
son salaire à l'usine Vincent . Mais heureusement l'homme chargé d'inspecter l'usine avant liquidation possible, impressionné par l'équipe des employés de Vincent décida de ne pas fermer l'entreprise.... le capotage Vindian, ne fut pas très connu du public , heureusement... On plancha avec la permission de Mr E.C Bailie, sur une Ligthning plus légère « la Grey Flash »dont voici la publicité parue fin 49 : |
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affiche Grey Flash 1949 |
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dessin de Gunga Din et G. Brown |
Gunga Din eût le record mondial sur 5 Km à 126 miles/h... |
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De plus il n'y avait rien sur le marché qui puisse rivaliser en performance et fiabilité à haute allure, alors . |
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La légende ...aux USA... et ailleurs En attendant, aux Etats Unis la légende marche à fond faisant suite à la performance de Rollie Free, il est des propriétaires qui s'engagent dans Ces sprints, souvent des « Street drags » tels qu'on le voit dans le film « american graffitis »... Un de ceux-ci est Marty DICKERSON... Cela est l'équivalent des café racers mais différents, il s'agit d'accélérer sur environ 400 m ou 1600 m, donc des duels des paris et des joutes, c'est typiquement américain, plutôt interdit et la version officielle est la course de côte mais encore mieux : les sprints et records ! Un ami de Rollie Free, possesseur d'une Rapide B Marty DICKERSON va jouer à ce jeu en écumant ces sortes de combats de rue. |
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Parfois les défis se font à l'endurance et à fond sur une longue distance où il y a peu de virages, les Vincent privées essorent plus que souvent la concurrence... Là les Vincent sont devenues imbattables où peut s'en faut, et la légende va grandir et faire vendre malgré le prix, il faut lire le livre de Big Sid pour comprendre cette époque... En grande Bretagne pas mal de Vincent vont se tourner vers ces courses spécifiques, c'est presque une tradition au club : le sprint! De plus, la Simpson ou Solvang Ligthinig apparaît, une machine sur compressée faite à l'usine, que voici et qui va établir quelques records. |
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Supercharged Lightning 949-Vincent
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![]() Supercharged 49 Lightning- Solvang |
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Marty DICKERSON sur le lac salé de Bonneville à environ 320 Km/h en1955 |
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En Australie et Nouvelle-Zélande, les Vincent vont courir avec succès , aussi bien en vitesse qu'en side-car et en Speedway (solos et side), les règlements acceptant , comme aux USA, les big twins si craints ailleurs... Par ailleurs l'usine fournit des moteurs pour les quatre roues avec des 500 et plusieurs autres avec des 1000 cc (environ 90 en 1949) pour la « formula 3 », le Speedway... aussi bien en Australie qu'en Grande Bretagne... certains autres déshabillèrent une moto pour ce faire ... donc ce sera une moto en moins.. |
| La Cooper de Bob Culver, mono 500 à Ramsey 1999 |
![]() |
| Cependant vers la fin 49 et le début des années 50, l'usine va laisser les privés s'occuper des records et des compétitions... |
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l'ère post Irving En 1950, on peut considérer que la série C apparaît , dotée d'une nouvelle fourche Girdraulic Vincent, permettant un réglage de chasse pour l'adaptation au side cars... La HRD Vincent est débaptisée et c'est Vincent seul qui se lit sur les carters et réservoirs, le « Mercury Crest » aussi efface HRD.... tout cela faisant suite à une confusion possible avec Harley Davidson aux USA que PCV voulait éviter. Alex Mitchell remplace Irving, il vient de chez Vauxhall, mais peu de développement arrivent car les difficultés financières forcent à produire avant tout, donc la béquille arrière est conservée par exemple, la batterie visible dans sa boite, la prise de compteur sur la roue avant et la couleur est noire alors que la concurrence évolue sur ces points. Mécaniquement et en performance elles restent en avance... les suspensions arrières qui donnaient un avantage aux Vincent restent les mêmes à peu de chose près, mais la concurrence adopte aussi des suspensions arrières, certes différentes mais.... en plus souvent on voit apparaître des 650, ce qui semble combler le fossé auprès des acheteurs potentiels... on a aussi la 1000 cc Ariel, qui évolue, certes pas une concurrence pure en performances mais sur un catalogue ça fait de l'effet! La concurrence bouge et PCV est gêné par le manque de disponibilités financières qu'il faudrait pour développer ces machines, de plus il a une mauvaise presse due à l'utilisation de matériaux de substitution au nickel, acier de moindre qualité dans certaines boites de vitesses, ceci à cause de la guerre de Corée. En 1950 et 1951, on produit le plus grand nombre de machines ... 2800 puis 2600 en 1951, environ... |
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UNE BLACK SHADOW C |
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Comet 1950 série C |
série C Rapide « Chinese red » |
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red chinese Vincent détails |
![]() Chinese red RAPIDE 1950, destinées aux USA, pays plus propre à accepter des couleurs inhabituelles |
![]() Une Rapide C Touring aux garde boue enveloppant en acier peint |
![]() early 1950 red |
![]() |
1951: Touring Rapide en « rouge chinois », c'est dans cette configuration que la première « red » apparue |
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Aux USA c'est Indian qui importe les VINCENT, dont certaines seront livrées en rouge : chinese red (106 twins et 17 Comet en tout) Il y aura aussi des White Shadow (donc en blanc) au nombre de 15. Les machines destinées à la compétition En fin 1949, donc l'usine présente une nouvelle venue, la « petite Black Lightning » qui sera appelée Grey Flash, 31 seront fabriquées dont quatre machines d'usine pour le TT de 1950 , avec boite Albion (changée par la suite contre des BURMAN, suite à des problèmes aux essais) et réservoir de 27 litres, une selle Feridax, culasses différentes (grosses soupapes) et un carburateur plus gros.. trois vont courir le TT en 1950. Elles étaient plus rapides (de 16 Km/h) que les compétitions clients. Les problèmes de soupapes grillées et de bielles cassées vont faire que l'on n'excédera pas 8000 tours/minute, une seule finira avec un pilote précautionneux mais moins rapide , Ken Bills, à 134, 82 de moyenne... |
![]() Grey Flash usine vue gauche |
![]() La Grey flash d'usine de Glyn Johnson |
| Elles seront pilotées ensuite par Ted DAVIS et Phil Heath avant qu'une de celles-ci échoue dans les mains du jeune John Surtees, qui eût de très bons résultats sur les short circuits anglais avant de passer sur Norton. |
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GREY FLASH compétition client |
| Les « compétitions
clients » peuvent être équipées de boite de vitesses Burman, ou boites
Albion (certaines en magnésium), elles sont un carburateur Amal TT 9 de 32
mm, poids : 150 kg, puissance : « 35 cv à 6 200 tours minutes, sortie en
tube d'échappement (pas le temps d'étudier un mégaphone), évidemment moins
rapides que les Norton et Vélocette, mais sont assez compétitives sur short
circuit avec un bon pilote. Les Black Lightning : elles seront fabriquées au nombre de 34, dont une avec un moteur de série D |
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La Black Lightning D avec 2 culasses avant |
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1955 Black Lightning moteur |
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1952 va voir les ventes chuter dramatiquement, ce malgré des efforts de publicité notamment en tentant et réussissant des records mondiaux de vitesse sur longue distance à Montlhéry... Il faut expliquer que les Vincent restent très chères, la concurrence a comblé certains retard, la Comet est la plus exposée, mais la 998 aussi , même s'il ne peut y avoir aucune comparaison de performances avec d'autres machines sur la route... elles restent des « super bikes », et on veut le prouver... Une équipe vient donc en juin 1952 à Montlhéry, il y a entre autre Ted Davis, Gustave Lefèvre, Garreau, Vincent et un jeune apprenti de 17 ans du nom de John Surtees qui préférerait être au TT... Sous une canicule effarante, des problèmes techniques arrivent, les trois Shadow, sont « bricolés » système D par Garreau sous les yeux effarés des Anglais, mais elles peuvent repartir, bien que les pneus ne supportent pas les puissances et les vitesses, déchapages etc... donc c'est en rendant la main que les Vincent vont battre huit records mondiaux, mais ce sera insuffisant... ils échoueront pour le record des 24 heures... le triple roulement à aiguille standard d'embiellage ayant mal supporté cette chaleur alors qu'il aurait été plus sage de monter les roulements « course ». |
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A droite Tigger Alldus décédé depuis, un fêlé très attachant et sa machine avant restauration |
![]() |
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Une des Shadow des records de 1952 à Montlhéry |
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En 1953 apparaît le FIREFLY, à l'opposé des grosses cylindrées, c'est un moteur pour bicyclettes qui évoluera en une machine complète (vendue 39 livres), il y eût environ 3000 de ce type... cela éponge un peu les mauvais résultats de ces années la bête se propulse à environ 32km/h !!!!! |
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Firefly monté sur un mini Vélo |
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Et aussi Vincent importe les NSU de 100 cc à 250 cc, appelées Fox... NSU-Vincent, mais dont la majorité des composants venait de chez NSU. Environ 200 NSU furent vendues ce qui ne profitait que fort peu. |
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fox NSU |
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IL FAUT INNOVER en 1955 ET là Vincent revient à des solutions novatrices mais qui trouveront peu d'écho , trop avant-gardistes finalement ce sera la série D grand changement , la selle est suspendue, l'ufm, donc la poutre contenant l'huile disparaît au profit d'une simple tube rejoignant avant et culasses , le réservoir d'huile étant sous la selle, laquelle est suspendue et change de forme, une béquille centrale à levier, des suspensions différentes... les culasses ont les admissions du même côté, celui de l'avant., la selle change. |
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dessin D cadre ufm. |
dessin D arrière et béquille. |
| Deux dessins
de série D dont l'arrière d'une « enclosed » D première GT connue ! Avec une
coque en polyester C'est le chant du cygne pour la production de motos qui s'arrêtera en décembre 1955 (dernière D livrée), peu seront carénées, mais elles s'appelleront la Black Knight (le chevalier noir) pour la Rapide Carénée, et la Black Prince en version « shadow ». |
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Black Knight vue D |
Black knight vue G |
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Deux Black prince et bière |
Black Prince avec équipement Craven conçu pour cette Motor |
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Black Prince béquille |
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Les Knight D, sont celles qui n'ont pas ce carénage complet qui était trop en avance et n'a pas plus, mais il y eût peu de D vendues en tout lors de cette dernière année... 147 Rapide, 140 Black Shadow, 78 Black Knight, 78 Black Prince seront fabriquée et une Black Ligthning. VINCENT, grâce à Russel Wright et Bob Burns, a battu en 1955 le record du monde de vitesse, de solo et de side-car, sur une route étroite de Nouvelle Zélande, bordées d'arbres! 298 Km heures pour les solos et 260 Km/h pour le side de Bob Burns |
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VOICI la machine et le pilote filmée de nos jours sur le site de Martin Lambkin, Russel WRIGHT |
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VINCENT aura fabriqué après guerre, 11.036 motos, ainsi prend fin la production des motos de l'usine Vincent de Stevenage, mais la légende va continuer. |
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à suivre : l'après Vincent... et la vie continue |
QUELQUES IMAGES :
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Amanda |
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Deux photos d'Amanda ancêtre du jet ski, équipés de moteur de 100 cc ou de 200 cc deux temps, les coques en polyester ne résistait pas aux chaleurs californiennes |
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Amanda Packing |
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contenu de la boite à outil standard d'une Vincent |
Moteur d'avion cible Picador |
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Moteur d'avion cible Picador, 998 cc,+de 70 cv, qui éloigna l'usine de la fabrication des motos, car fallait repenser et refaire....ce fut un facteur aussi de l'arrêt de fabrication des motos |
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Picador : l'avion cible |
Picador : l'avion cible début 1950 , environ 1000 moteurs furent fabriqués et « explosés par la chasse de la RAF et la Marine |
| La
Vincent à trois roues de 1953-55 avec Ted Davis et Bruce Main-Smith, moteur Rapide, frein de présérie de D 145 Km/h à 193 Km/h suivant le moteur, marche arrière, prototype unique... |
La Vincent à trois roues |
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Tondeuse Vincent : tentative de record du monde sur ...gazon pour embêter..... les pipaillons !
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Grey flash de MARTY carénée |
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Grey Flash de Marty DICKERSON. |
| Deux photos de la GREY FLASH aux nombreuses victoires du californien Marty DICKERSON |
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Une vie après l'usine .... à suivre ... DONC NOUS DISIONS ... Vincent a produit entre autres : des tondeuses à gazon, des moteurs de « bicyclettes à moteur, des avions cibles mu par un mille en V, des canots de sauvetage, un moteur six pistons trois cylindres deux temps (DKW), le premier scooter des mers Amanda... Dans les
années soixante, Fritz Egli, membre du VOC, tenta de produire
les Vincent aux USA... puis il s'y ruina et refit des cadres inspiré,
pour caser Des moteurs aux partie cycle fatiguées. En 1966 il
réalisa la première Egli 500 pour sa femme, suivi
d'autres, en 1000 et 500cc. Un anglais conteste la propriété de la marque Vincent, pour l'avoir achetée bien auparavant , peu après la fermeture... à suivre... HRD, la marque, appartenant au Drat : des membre dus VOC qui refabriquent les carters de 1000 Plus dans la note anglaise, mais avec des moteurs neufs dont toutes les pièces sont disponibles, carters compris, Patrick Godet refabrique avec son associé Jacques Buchoux (JPX, ex) des Egli Vincent, soutenu et habilité en exclusivité par l'ami Fritz. De nombreuses pièces sont améliorées ou même remaniées en profondeur pour le client qui se voit fabriquer une moto très souple et très rapide à sa mesure... démarreur électrique, culasses, vilebrequins, allumeurs etc... Aux USA, un streamliner à moteur Vincent en V, projet enthousiaste de membres du club tente de reprendre le record de vitesse, aux USA, en 2004 il avait atteint 334 miles/h, encore insuffisant... Mais il y a mieux, on roule toujours à VINCENT, longtemps et assez vite, tel le Gallois Wilf OWENS, habitué des rallies Vincent, qui a parcouru plus de 310 000 miles (500 000 Km) sur sa SHADOW C de 1951 Merci à Dominique Malcor, et Philippe pour les photos ! et à Claudine pour la mise en page ... |
Première partie de 1917 à 1937
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